mardi, 20 juin 2006
Karma : bobologuée
Moi je dis, dans ce monde cruel, je ne perçois que des éclairs de bien-être fugaces, parfois de plaisir-plaisir-pur mais de plus en plus raaaaares ! Il me semble à présent que : "Pioche aux nourritures qui aident à tenir debout", c’est mon métier… Chaque acte me demande un effort surhumain, courageux.
Je suis toujours dans le cauchemar éveillé, dont je sors rarement, j'essaye de poser un acte par jour minimum pour avancer, comment faire pour être devenir autonome financièrement (autonome tout court) quand on n'a pas envie... ? à ce rythme ? ... hemmm... on va atterrir aux restos du cœur ! A force de gratter avec les ongles je vais bien atterrir de l'autre côté de la planète non ? Ca me rappplelle un petit livre illustré d'enfant charmant qu'avait ma fille (un rare bon souvenir d'enfance avec elle), intitulé "Les bobos du robot". Marquée j'ai été.
En faisant des recherches pour vous balancer l'illustration (le robot avait creusé par le centrre toute la planète, et voyait - la tête en bas - des chinetoques ahuris au bout du tunnel), je tombe sur ceci, vous me croirez ou pas (on trouve tout sur Google dans la vie...) : UN ROBOT CONTRE LES BOBOS ! commentaire : " ...pour l’instant, Ri-Man-le-robot-des-bobos est loin de reléguer le métier d’infirmière au placard..." Zut ! ).
Hier soir j'avais des courbatures et une fatigue encore plus grande, mais il m'a dit que c'est normal, et puis l'inconfort et la douleur physique sont si habituels chez moi que ça ne change pas grand-chose. Peut-être aujourd'hui me sens-je plus déliée ? à voir... Et puis (dixit mon dieu-vivant-acrobate-magicien-si-menu en blouse blanche) en marchant régulièrement, à mon rythme, et en allant à la piscine ça devrait continuer à s'arranger. Et en ne restant pas trop longtemps assise devant mon PC (arfff)... ou alors me lever régulièrement et marcher un peu dans la maison (alors là, il y a quelque chose qui va émerger je le sens). Il a encore du travail à faire 1 fois, sur mon bassin, et la zone entre les omoplates où j'en ai "pris et gardé plein le dos depuis des années" (qu'il a dit)... zone vraiment extrêmement douloureuse... ! Ca n'étonnera personne n'est-ce pas ?
C'était tellement BONNNNN que quelqu'un s'occupe de moi toute seule...
... même si j'ai crié AILLE 20 fois, ça m'a fait du bien (non non pas maso). Karma : martyre ? A voir...
Avoir mal pour être soulagée c'est mon Karma on dirait... On s'accroche on s'accroche là où l'on peut, on positive...
* (rajout de dernière seconde en me relisant) *Punaise de bête à bon dieu plastifiée, ça me rappelle ce que F. (espèce : Mâle butineur) me disait à ce propos, et du coup me distrait quelques minutes :" J'adore te sentir aussi déterminée... Tiens bon la barre... " (euh, NDLR : j'avais ce jour là une niaque que je m'envie, à c't'heure), je répondais :
- Je tiens toutes les barres qui passent à ma portée... Ce qui l'avait réjouit, le bougre (à coquin, coquine et demi).
Bon, on s'accroche à ce qu'on peut, question d'opportunités. Et là, je rigole un peu mais je râle sec et bien amèrement aussi. Faire feu de tout bois, ça se dit aussi, non ?
Bon je reste pas trop sur mon superbe fauteuil en cuir, mon magestueux postérieur réclame de la mobilité.
Qu'il a dit (le charmant osthéo).
Ce soir, pour accepter l'angoisse omiprésente et paralysante, et mériter les quelques appels Assédiques et autres Services sociaux que je vais passer, théatre gratos, encore une fois me changer les idées grâce à JP.
Qui a dit que La fée-martyre-Karma-sousbassements n'avait pas UN (BEAUCOUPPPppp en fait !!) d'Anges gardiens dans sa vie ?
14:25 Publié dans Santa Fée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime
jeudi, 25 mai 2006
Et la tendresse bordel !
Que l’on m’estime pour la rudesse et le courage de mon parcours et de mes victoires me semble légitime. Que l’on reconnaisse ma souffrance m’est nécessaire. C’est par cette clé d’accès que je grandis ces derniers temps, que je me pardonne, et que je prends confiance en moi.
Je soupçonne qu’il y ait d’autres de clés, et des bien plus légères !
C’est seulement que ma m… sorcière ne pouvait m’aimer que si j’étais une sainte ou une martyre. Fallait souffrir.
Depuis peu je réalise, et ça allume en moi une haine meurtrière de voir comment la sorcière nous a toujours mis sous le nez – et nous offre encore à nauwel d’un air extasié, aucuns autres cadeaux n’étant plus de mise, à part des bougies – les récits héroïques de personnes « admirables » et si « courageuses », qui ont traversé tant de souffrances spectaculaires, ces êtres d’exception, aux cales des pieds nous n’arrivons même pas… (Ste Gnangnan martyre qui a réchappé à un cancer incurable, Les missionnaires de l'impossible dans des pays du tiers monde de préférence, la confiture de charité du curé, l'aveugle-sourde-muette, rha celle là grrr, et tous les handicapés et affamés du monde)… comme des modèles de vraies souffrances, en opposition didactique à « la chance que nous avons » moi et mes sœurs. D'avoir été élevées comme des soldats, et SANS tendresse. De l'amour ? Tsss. (Moi quand j'étais petite, parmi mes fantasmes, je rêvais d'être en fauteuil roulant pour qu'on prenne soin de moi). Bref, une purge salutaire pour nous élever spirituellement (moi ? la pécheresse ?) et grandir en courage et en dignité confite, l’existence n’étant qu’un chapelet d’obligations et de devoirs, de pilules amères par wagons, en gros un paquet de merde qu’elle nous a offert en cadeau avec la vie.
Message : « Zappe ton être et mérite ta croix » !
« Tous les martyres méritent mon admiration, c'est pratique pour pas voir tes souffrances, toi ma fille. »
(si j'avais une langue de vipère je dirais "regarde la poutre etc"... mais jamais vous ne m'avez lue proférer d'insolences, non ?)
Je passe sur tout ce qu’elle a projeté sur nous de ses propres échecs, face aux défis tyranniques, desséchés et pathogènes induits par ses propres parents.
Un jour je sens que je vais lui faire bouffer son bouquin de merde en lui disant (à elle est à son clan) qu’elle avait la possibilité d’ouvrir les yeux sur les souffrances et les combats de ses propres enfants, sous son propre toit. Elle admire les autres ? Quelle reste avec eux.
Et la tendresse, bordel ?
23:50 Publié dans Santa Fée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note














