samedi, 25 novembre 2006
La coursive
Ayant timidement repris quelques échanges avec des blogAmis, échanges que je ne saurais stabiliser dans une régularité métronomique, je vais citer des comm’ à moi dans cette note, évoquant ce qui se passe n’apparaît pas bien ici :
Je ne « peux » plus livrer ici mon intime sauf sous formes détournées... Comme je le disais à Introspectres*, je pense pourtant réellement que le Verbe, quelques images intérieures mises en mots, voire quelques rimes sont une posologie magique de transformations créatives de passages de vie... et paradoxalement, leur absence est également un symptôme nécessaire !
Mon recul du blog a entraîné un silence ici comme si, lorsque je ne mets plus ce que charrie mon âme (et mes veines comme Vé. le dit si bien) avec crudité et impudeur, lorsque je ne vide plus mes tripes sur des pages exposées aux courants d’air de la grande vague, comme un spectacle de suppliciée, la saveur et l'odeur de mon blog auraient perdu de leur intensité... Je me fais penser [sur le net] à une vitrine actuellement et cela me dérange beaucoup, mais je crois cependant que cela reflète une évolution profonde chez moi : garder certaines choses pour les mûrir, et en FAIRE (enfin) d'AUTRES choses dans ma vie réelle !
Que « je vais mieux », comme on dit à ce qu'il paraît ?
J’ai bien du mal à gérer cette situation pourtant, car l'hibernation de mon blog n'a pas pour résultante flagrante l’accroissement souhaité de mon travail de formation. (Hum)...
Et la coupure du cordon blogo est bien difficile quand même...
Il y a eu des échanges vécus, et encore à vivre ici, mais ailleurs aussi ! C'est ça ma difficulté : doser ! Et puis c'est qu'on s'attache ! Moi, je ne sais pas refermer les portes, tourner les talons. Ou bien je jette tout. Ou rien. Comme quitter ma thérapeute, voilà, je suis en plein dedans !
Ce que je vis là, ça serait comme d’avoir reçu tous les jours des copains à la maison qui m'ont tenu chaud, et tout d'un coup de laisser la clé sous la porte, ça fait lâchage, quoi... Ça me fait froid, à moi. Mais de partir seul dans sa vie, parce que l’on sent qu’on commence à la vivre, ça donne chaud parfois... alors froid parfois aussi, c’est vivre !?
Mais comme l’a dit si bien dit quelqu’un que je considère comme une Pygmalionne*, à propos de ma panique avant un jour important : « Une porte va s'ouvrir et une autre se fermer. Ce qui te pèse aujourd'hui, c'est d'être dans le corridor entre les deux… » : je suis ce paquebot au looonnnng cours qui règle sa boussole, un peu perdue aussi dans ses coursives, parmi les différentes portes : un couloir ce ne sont que de possibles ouvertures, non ?
En ce moment je referme des portes
et j'en entrebaille d'autres...
*Est-ce que j’ai dit à un certain nombre de personnes qui sont passées ici
combien vous m’avez aidée, soutenue
et encore maintenant ?
Non ?
Alors je vous le redis…
11:30 Publié dans Fée, mon miroir transformant | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime
samedi, 18 novembre 2006
T'Hakà
A part ça, je me demande si l'amusement cérébral particulièrement savoureux que j'ai pris à pasticher grivoisement (sur une impulsion, en 4 coups de cuiller à pot) l'un de mes propres articles tout à fait sérieux, n'est pas inversement proportionnel à l'intérêt commentatoire de mes chers lecteurs... C'est le mois de novembre, le WE, H&F ou ma propre distance avec la blogo, qui veut ça ? Bref, ça me laisse perplexe : je ne m'offrirais donc ces plaisirs « littéraires » que pour moi toute seule finalement ? Et si la caution du public très incertain de la blogo était un reflet du lecteur de librairie ? Moi qui rame sur un manuscrit, sachant que je n'ai pas encore trouvé comment décrocher des pépettes en me faisant plaisir, ça me questionne et m'inquiète légèrement !
Allez, je continue quand même dans mon coin, je balance ici des citations que j'aime avec de belles-photos-qui-font-rêver, à présent que j'ai annoncé mon divorce, je n'ai plus qu'à attendre le prochain scoop positif (ou drame coercitif) et en attendant, ce soir je viens de me régaler de l'Haka des All Blacks, ça au moins ça a des tripes ! Cette équipe néo-zélandaise qui joue en noir « parce qu'elle porte le deuil de l'adversaire »...
21:55 Publié dans Fée, mon miroir transformant | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime
dimanche, 18 juin 2006
JE ME CHOISIS : m'en convaincre



JE ME CHOISIS
Je me choisis
Je ne veux plus me nier,
Nier mes sentiments, mes besoins, mes attentes.
Je veux être respectée, écoutée, entendue.
J'ai le droit de respirer, de me dire,
J'ai le droit de dénoncer, de penser, de crier,
J'ai le droit d'exister.
Je veux vivre debout,
Être en paix avec moi-même.
Je veux grandir, changer, m'aimer,
Je veux rêver, rire, m'épanouir.
J'ai besoin d'air, j'ai besoin de m'écouter.
J'ai besoin de décider pour moi, avec moi,
En fonction de mes besoins à moi,
De ce que je veux faire de ma vie.
J'en ai marre de vivre en fonction des autres,
Pour être aimée.
J'en ai marre de faire des courbettes,
Pour acheter la paix ou ne pas être seule.
Je choisis de vivre, de vivre ma vie
Je choisis de vivre mes sentiments,
Mes émotions, mes rêves, mes espoirs.
Je veux me vivre jusqu'au bout, telle que je suis.
Je me réserve le droit d'essayer, de me tromper,
De recommencer, d'essayer encore, et de réussir.
Pendant la transition, j'accepte ma souffrance,
ma déception,
J'accepte mon insécurité, mon désespoir.
J'accepte ma colère contre les autres,
J'accepte ma colère contre moi,
De m'être si longtemps niée et oubliée.
Je suis en sevrage, car je sais qu'avec le temps,
Ces sentiments vont s'atténuer et disparaître,
Remplacés par le pardon. Je sais qu'avec le temps,
Mon coeur va guérir d'avoir été mal aimée
et d’avoir mal aimé.
Et peut-être qu'avec le temps,
J'accepterai d'oser à nouveau,
De tenter l'expérience,
D'aimer et d'être aimée....
11:50 Publié dans Fée, mon miroir transformant | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime
lundi, 05 juin 2006
Rayonnements
Ma flamme :
La petite flamme en moi,
j'ai creusé très profond
et très longtemps
sous les décombres
et je l'ai retrouvée !
Elle brillait, un peu faiblement mais doucement,
depuis tout ce temps...
Elle n'est pas encore très au point :
parfois elle a des ratés comme un chalumeau,
parfois on croit qu'une bourrasque trop forte
l'a éteinte,
mais elle est là et elle brille vaillamment !
C'est elle qui me guide...
Notre peur la plus profonde est d'être puissant au-delà de la mesure.
C'est notre lumière, non pas notre ombre, qui nous effraie le plus.
Jouer "petit" ne sert pas le monde.
Il n'y a rien d'édifiant à se rapetisser
de manière à ce que les autres ne se sentent pas menacés.
Nous sommes nés pour manifester la gloire qui réside en nous.
Et si nous laissons notre lumière briller,
nous donnons inconsciemment aux autres
la permission d'en faire autant.
En nous libérant de notre propre peur,
notre présence libère automatiquement les autres.".
(Nelson Mandela, 1994)
« TON DEVOIR REEL EST DE SAUVER TON REVE »
(Amedeo Modigliani)
22:45 Publié dans Fée, mon miroir transformant | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime














