mardi, 12 décembre 2006
Les 3 frangines
J’ai partagé la semaine dernière 2 soirées avec ma sœur cadette de 18 mois, que je n'avais pas revue depuis… 3 ans (elle vit aux USA), et ma sœur aînée... de 18 mois (que je vois 3 fois par an).
[18 mois + 18 mois = 3 ans... et moi j'étais au milieu des deux, 18 mois de vie trop serrée, qui n'avait pas sa place. Alors j'en ai pris PLEIN la gueule, autrement... de la place.]
Des représentantes sorcières de la génération d’avant, plus ou moins directement bienfaisantes, étaient présentes également, comme il se doit dans cette tribu…
De dignes représentants de la merveilleuse nouvelle génération aussi.
Les 3 frangines ont partagé des moments de complicité et des fous rires comme autrefois, et ça m'a fait drôle, et j’ai aimé ça !
Rien n'est figé dans la vie, dirait-on…
En regardant les photos ce matin, je les vois comme des (mes ?) « sœurs-sorcières » (Ah, j'ai des soeurs ?), et que je me sens comme une Fée-fille et sœur de sorcières…
Où est le maléfice et qui l’a porté ?
Qui va donc - et comment - s’en libérer ?
Vaille que vaille, je m'acharne à y œuvrer !
13:50 Publié dans Fée-fille pourquoi ? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime
dimanche, 25 juin 2006
Pression, dépression : impressions
Je parlais de dépression avec une amie, et je lui disais qu'effectivement elle a une utilité, ça n’est pas une fatalité ni une maladie qui vous tombe dessus par hasard, mais un système d’évitement comme un autre, l’instinct de survie lorsqu’il y a trop de choses insoutenables à supporter (et que l’on ne vienne pas me dire que certains n’en font pas quand ils perdent leur emploi-enfant-parent-mari-cancer, etc… alors pourquoi toi ?) c’est un mode de fonctionnement appris très tôt AUSSI, la dépression, comme d’autres vont rire hystériquement ou addicter sexuellement ou piccoler ou ou workaholiquer, ou faire des passages à l’acte, style conduire à l’envers sur l’autoroute les yeux fermés, quand ils sont à bout. La dépression, ça prépare un accouchement de vielles choses authentiques et profondes qui n'appartiennent qu'à nous. Si on s’y colle, et qu’on n’est pas trop shooté trop longtemps aux médocs comme nos bon psychiatres savent si bien faire (ça peut aider mais ça n’est qu’une béquille provisoire. Moi j’en ai pris 25 ans avant le sevrage et accroche toi Simonne c’est pire que l’alcool je crois !). La dépression, c’est pas un truc sale, mais ça fait peur. Peur à soi, peur aux autres. Et pis ça poisse un peu quand même...
C’est des trucs qui passent difficilement, un os en travers qui remonte de loin, si bien qu’on se protège, moi je sais qu’elle m’a évité plusieurs fois de mourir, la dépression. Ca te tient en survie à un endroit que tu ne sens plus, certainement. Le ressenti c’est comme de mourir intérieurement, voilà. Sauf que ton corps il est vivant : pareil. Plus d’émotions. Que de la souffrance.
Des deuils, une digestion, tout ça rumine et l'organisme se protège et se met en dépression (parce que trop de pressions), une sorte d'anesthésie locale quoi. En mode « ralenti », en mode « à l’économie » tu fonctionnes juste sur tes batteries, à l'économie, parce que ça turbine ailleurs.
Moi je vois bien à présent que j'en traverse encore, mais des courtes. De plus en plus courtes, à chaque fois que je dois franchir un cap difficile. Donc je ne suis plus en « dépression chronique » et que c'est bon pour moi de le savoir !
Actuellement, je suis en gestation, en transformation, pour aller vers ce besoin de donner de moi, de ce que j'ai appris de la vie, de l'authentique avant tout. Mon désir de donner ensuite de l'amour aux autres... avec candeur, chaleur, générosité et passion, c'est mon but, mon karma, ce pour quoi je suis faite, le sens que je veux donner à ma vie et à à l'héritage toxique que j'ai reçu : donner de l'amour, en fabriquer pour compenser mon manque, mais seulement quand je m'en serai donné suffisamment, et pour cela, j'ai aussi besoin de croiser sur ma route des gens qui m'en donnent (et ne pas compter sur les mecs pour ça).
Aider les autres, c’est souvent se redire à soi ce que l’on a appris durement, et se le répéter, c’est comme d’imprimer encore un peu mieux. C'est se faire du bien en faisant du bien à l'autre.... Une définition de l'Amour ? (je demande car je ne sais pas ce que c'est, je crois).
C’est rayonner, tout simplement de ce que l'on habite au profond de soi.
J'avais envie de dire ça, car le titre de ce blog peut paraître trompeur (mais pas son sous-titre). Je ne suis pas une fée. J’ai l’ambition de le devenir, parce que ma mère (et le système autour) est une sorcière, et que je vais transformer cette toxicité en magie. Or ces derniers temps, j’ai eu souvent l’impression d’usurper ce titre, face à des magiciennes.
M'autoproclamer "Fée" c'est me dire "tu n'es plus la mauvaise fille et tu peux même prétendre à être merveilleuse, en t'attribuant de beaux pouvoirs, dont tu es porteuse, tu as juste à travailler à les révéler"... C'est essayer de m'aimer aussi.
Et euh, j'adore les grand primates, je me sens proche d'eux...
01:45 Publié dans Fée-fille pourquoi ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : journal-intime













