jeudi, 28 septembre 2006

Projections...

medium_cadran_solaire_equatorial.jpgTout est là : le regard que je porte sur le monde à un moment donné, dans un contexte donné, comme l'ombre sur le cadran solaire n'a pas le même angle selon l'heure du jour...

Cette absence de net c'était comme les nuages devant le soleil : plus d'ombre portée, rapportée, plus d'angles, Fée livrée à elle-même dans la vraie vie, avec de rares témoins... Alors... quand j'aurai à nouveau l'adsl chez moi... C'est que cette méga coupure m'a rendue timide et circonspecte, envie de moins de sauvagerie aussi (quoique, quand elle est belle...). Des envies de mise en forme. Oui, mais lesquelles ? Alors une question me taraude : mais qu'est ce que je vais bien pouvoir raconter ? Soit ça déborde (et j'ai plus envie) soit je contiens.... et les digues tiendront-elles ? Soit je jugule, je pétris, je façonne et là encore je me vois bien quand-même lâcher la bride !

Auriez-vous des idées ? moi j'ai trop de choses à dire... et finalement plus rien ! Comme trouver le bon embout pour le tuyau voyez ? Une fine pluie ? Une cataracte ? Un arrosage abondant ? Une diffusion ciblée ? Un jet vif ? Je me suis retenue trop longtemps, et je cherche désespérément un angle !
(En fait je le laisse venir à moi, mais chuuuuut).

Un angle obtus ? (ça me serre aux encognures), angle d'attaque ? (trop agressif), angle mort ? (trop morbide), angle droit ? (trop carré), angle aigü ? (trop piquant), anglicisme ? (suis pas polyglotte), anglican ? (trop religieux), angle de tir ? (je ne suis pas une guerrière)...
Mon angle à moi ? Lequel ? Je suis toute en rondeurs !!!!

Pitié, soufflez moi des angles aux quatre vents, des rayons lumineux, des diamètres géniaux, des cercles enlacés, des parallèles rigolos, des périmètres interrompus, des triangles équitables, des aires libres, des lignes pas droites, des courbes entrelacées, des polygônes fous, des arcs d'amour !

Dites moi que je reste moi et que ça suffira ?

Confirmez-moi que je continuerai à écouter simplement mon intuition, que l'inspiration me guidera les yeux fermés, et que ce blog me servira à habiller mes angoisses pour l'hiver et pour toutes les saisons, à vous apercevoir vivre dans ma sphère, à me voir grandir et me hisser hors de mon obscur silence, à briller du même droit que les naissances des autres étoiles dans les galaxies...

lundi, 28 août 2006

Conte : La Tortue Spéciale

medium_Tortue_speciale.JPG

Il était une fois une drôle de Tortue.

Elle avait pas mal traîné sa carapace de ci de là, dans les marécages et sur les rivages glauques. Il y eut quelques beaux moments, sur des rivages lumineux et ressourçants, mais trop rares. Pourtant c'est peut être grâce à eux qu'elle ne trépassa pas si tôt.

Sa carapace portait toutes sortes de marques mais elle ne les sentait plus toutes. Certaines étaient encore fraîches cependant elle avait développé une aptitude innée à la cicatrisation. Elle avait flotté sur les crêtes acérées de moultes et terribles tempêtes, sombré carapace et biens puis surnagé, et ainsi testé la capacité flottatoire de cette fameuse carapace pleine de rustines.  Sur terre ferme, elle avait aussi des dons de culbuto, mais elle mit très longtemps à le savoir.

Elle avait eu la naïveté de croire (elle était candide) que sa carapace la protégerait des coups du sort, et ce qu’elle avait mis très longtemps à comprendre aussi, c’est que les coups venaient plutôt par en dessous. Ou par derrière. Et en dessous… cher lecteur, elle était faible, vulnérable, blessée, tendre, molle et douce, et dans un grand besoin de réconfort.

Elle était née dans une couvée qui n’en était pas une, sitôt pondue, elle avait été livrée à elle-même et aux éléments déchaînés de la vie. Depuis, elle n’avait eu de cesse de trouver l’île, la communauté, ou les congénères qui allaient lui apporter enfin le réconfort et la sécurité qu'elle n’avait pas eus aux moments si vulnérables où elle en aurait eu si besoin, à la merci des requins, goélands et autres prédateurs. Elle était prête à tout, même à s’alliéner avec d’autres espèces et nourritures inadaptées, pour s’aider à supporter son infinie solitude et sa grande détresse.

Ça n’étaient pas les mâles, géniteurs ou non, de passage qui avaient apporté le moindre réconfort à notre Tortue. Ils s’en étaient allés comme ils étaient venus, mais il en fût pourtant un qu’elle invita imprudemment à rester une bonne vingtaine d’années (mais qu’est-ce que 20 ans sur une tortue centenaire ? Un cinquième de sa vie ? Oui, mais certaines années chez les tortues pèsent plus lourd que les autres dans la balance) car la Tortue voulut croire, parce qu’elle était désespérée, qu’elle procéderait comme certaines autres espèces insolites : avoir un compagnon à vie. Elle croyait aussi que les "bonnes" Tortues mâles n'existaient pas, ou bien qu'elle n'y avait pas droit du tout, elle, car très tôt on lui avait asséné qu'elle était le Vilain petit canard de la couvée de Tortues.

L’erreur lui fut presque fatale, ce mâle était de l’espèce des tueurs déguisés en gentils très souffrants, elle n’eut donc de cesse de s’occuper de lui, au lieu de s’occuper d’elle. Plus il était malade, plus ils sombraient tous deux avec leur petit, dans les fonds bourbeux où l’oxygène se faisait rare. Les opportunités de remonter à la surface pour reprendre son souffle devenaient inexistantes. A cette époque, elle buvait la tasse fréquemment, à très forte teneur en alcool, distillée par une source obscure tapie entre deux algues. Elle mit très longtemps à comprendre qu'elle s'empoisonnait à petites goulées, et renonça à la source qui ne l'euphorisait même plus.

Lorsqu’elle passa très près de la mort, menacée par son faux compagnon de vie, elle en était à la moitié de sa durée de vie déjà, elle eut un sursaut et donna un grand coup de carapace (c'était donc une arme aussi ?) à son bourreau en chair et en carapace, pour le bouter loin, mais elle ne se débarrassa pas pour autant de son bourreau intime, celui qui sévissait encore sous sa carapce, au fond d'elle même. Ça n'était pas aussi simple.

Sa carapace la protégea un temps, car elle pouvait s'y réfugier dès qu'elle avait peur, et elle était excessivement peureuse. Elle mit très longtemps à s'en rendre compte et à l'admettre. Sous sa carapace, elle se sentait enfin comme dans le sein d'une mère fantasmée, mais le souci dans ces moments là, et ils furent nombreux, c'est qu'elle ne se nourrissait plus, ne s'occupait plus de son petit, et surtout, n'avançait plus ! Ça lui arriva même de couler ! Et puis sous sa carapace elle se sentait très seule, et se retrouvait avec ses démons intimes et son bourreau intérieur.

Elle se mit alors à nager et à marcher de traviole, en biais, sur le dos, elle testa la nage du canard, sur deux pattes, de guingois, elle s'enterra, s'entraîna à l'apnée, la tête en bas, à cloche pieds, avec des béquilles, ou un tuba pour respirer un peu en position acrobatique, et à terre avec des roulettes, (elle était assez ingénieuse) et put ainsi se laisser rouler car elle se sentait si lasse que même ses pattes ne la portaient plus.

Ainsi, cahin caha, elle survécut quelques années supplémentaires.

Épuisée par toutes ces nombreuses et courageuses tentatives de rester à flot, elle se rendait bien compte que ça n'étaient qu'emplâtres sur pattes de bois, elle alla trouver une Tortue dont on disait qu'elle savait de quel mal elle souffrait. Elle se rencontrèrent régulièrement et notre Tortue commença à redresser le cou, qu'elle avait fort long (c'était l'une de ses fiertés inavouées) et à trouver sa carapace moins lourde. Elle ouvrait ses yeux (bleus, ce qui prouvait qu'elle était une tortue génétiquement mutante) de plus en plus sur les causes et les solutions à toutes ses tracasseries, misères et souffrances.

Elle commença à accepter que si elle voulait devenir une belle tortue centenaire digne de ce nom, fière d'assumer ses différences, ses cicatrices, ses gnions en dedans et son regard étrange sur les choses et sur les autres, elle devrait faire sa route toute seule, au travers des océans et des continents.

Elle partit donc seule, petite coque flottante, faire son tour du monde initiatique, découvrir d'autres contrées. Petit à petit, des compagnons de tour du monde, eux même en quête, s'adjoignirent à elle lors de ses étapes. Chaque contrée découverte, même et surtout douloureuse lui apprit quelque chose sur elle. Et elle souffrit beaucoup lors de ce très long voyage. Mais elle se sentit grandir et ses forces revenir petit à petit. Elle commençait à comprendre pour quoi elle était restée malgré tout en vie, ce qu'elle avait à faire maintenant de tout cela, transmettre son savoir et son expérience à d'autres Tortues-vilains-petits-canards, et s'acharna un peu maladroitement à reprendre des forces et à se consolider pour y arriver, et se sentir digne et fière d'elle. Elle était la Tortue qui voulait se faire aussi lumineuse qu'une Fée.

C'est à ce moment là que nous l'avons rencontrée, quelque part sur la planète Terre. Nous l'avons trouvée attachante.

C'était une drôle de Tortue. Elle avait pas mal traîné sa carapace de ci de là qui portait toutes sortes de marques....

dimanche, 27 août 2006

Symptômes de « Pax Interiore »

Bon, c'est un peu nueneu, mais pas tout faux et surtout, quand le mal être déborde de partout ce sont les choses les plus simples qui traversent le plus nos écoutiilles étanches à double serrures de coffre fort de souffrance.
Et pis j'ai plus que des papiers comme réfences hé hé, DD naufragé oblige - Comme si j'étais toute neuve quelque part (...) - enfin bref ça m'est tombé sous la main hier en rangeant des papiers (si si !) :
Donc, sourire [discret] intérieur, malgré la grisaille matinale météorologique : très mauvais réveil, donc... méthode QUE Oké ?
Go !

medium_Nature_et_paix.jpg

Symptômes de « Pax Interiore » :

  1. Tendance à penser à agir spontanément plutôt qu'en fonction de ses peurs découlant d'expériences passées... (Ben comment ?)
  2. Perte d'intérêt à juger les autres... (euh ?)
  3. Perte d'intérêt à "se" juger... (mouarff)
  4. Perte d'intérêt pour les conflits...
  5. Inaptitude à s'inquièter... (symptôme le plus grave !)
  6. Sentiment béat d'être relié aux autres et à la nature ! (Rhaa)
  7. Attaques fréquentes de Sourires et de Contentement... (quoi ?)
  8. Tendance grandissante à laisser les choses arriver plutôt qu'à les contrôler... (tsss)
  9. Inquiétante capacité de goûter chaque instant. (D'acc, j'essaye tout de suite)

samedi, 26 août 2006

Pas besoin de promesses

Suite à un échange avec Fée-chocolat :

Je ne me fais plus de "promesses", je formule [exceptionnellement] des voeux au profond de mon âme, des vœux comme je me dirais : - « Je m’offre ça en cadeau », c'est de l'ordre du sacré, avec bougies et autres... Une sorte de petit rituel comme hier matin. Et là alors : je m'aime et je m'honore.

Je ne fais plus de promesses ni à moi ni à d'autres. Sauf exceptionnellement, j'en ai faite une importante récemment. Un engagement je préfère. Ce sont donc des choix responsables et je préfère cette formulation. Une fidélité éclairée. Ce qui ne veut pas dire qu’un jour - je ne suis qu’une humaine faillible et libre de mes choix - je peux souhaiter retirer mon engagement, mais je préviens.

Je n’ai jamais promis à personne d’arrêter de boire. Ni à moi en premier. Mais je l’ai fait.

Et quand je fais des listes de choses à faire, je ne les utilise plus pour me fustiger et me dire que je suis une nulle et encore la mauvaise fille qui ne fait pas bien ce qu'elle a à faire. Ce sont JUSTE des aide mémoire : ça m'angoisse moins d'avoir sous les yeux les trucs urgents, car ma mémoire est défaillante, peut être que ce sont mes angoisses et mes peurs qui ont envahi et obscurci cette zone cérébrale en tout cas, j'oublie même mes plus grandes priorités, mais je m'accepte comme ça ou j'essaye, alors je NOTE !

Ce que ça me raconte ça ? Que j’ai introjecté que j’étais une mauvaise fille (mon juge intérieur, les voix entendues toute mon enfance), ça dit tout mon effondrement narcissique, et les remèdes c'est de me parler à moi-même avec douceur et indulgence comme je le ferais avec une amie que j‘aime. C'est le chemin de la restauration de l'estime de moi.

Un jour j’ai croisé une femme avec qui j’ai bavardé. Elle m’a laissé une petite carte libellée ainsi :
- « Il existe en vous une chose si belle qu’elle est irrésistible. Si vous la connaissiez vous en tomberiez amoureux. » (Prem Rawat, un obscur gourou)

J’en suis pas là, mais ce jour là… j’ai aimé. J’allais voir une association de victimes de violences morales dans la vie privée.

Vous, moi et mon PC…

Hier c’était une drôle de journée…

medium_chaise_desert.jpg

L’électrochoc de « La panne » a eu des effets inattendus et créatifs, (mon nouvel Amoureux Mr Compaq est dociiile et s‘ETEINT !!!! Et s'ALLUME ! [1]), ça a stimulé mon envie (oui, oui, vous avez bien lu, une ENVIE !) de commencer à être moins addict [de lui] et d’apprivoiser la non-fusionnalité tout en profitant pleinement de tout ce que je reçois par ce canal pour m’enrichir et me sentir moins seule, ce qui est en train de devenir une réalité. Je dis ça platement, mais ça vaut son pesant de Mégabites de flux ADSL, vous l’aurez saisi… (Ste Agla, fournisseuse de mots clés qui puent pour Gougueule et attirer les malades de tous crins sur mon blog, priez pour moi).

Ce que ça a donné c’est que… depuis ma note où j'annonçais ma résurrection purement informatique[2], je me plais à penser (z'avez vu, je me plais en plus !!!!) que mon absence momentanée a suscité un tel émoi, que tous ceux que j‘apprécie sont venus au chevet de la rescapée, BREF (et je reconnais que sous mon clavier ce dernier vocable ressemble à une invocation aux dieux qui font des miracles... Pour Ed), j’ai explosé en une note mon record de commentaires de tous les temps depuis mon premier blog !

Osmany voit bien ce que je ressens avec ma nouvelle bécane, et encore j’ai pas fini, je suis une Fée-Tortue n’oublions pas, je ressens à retardement ! Délai 24 à 48 h comme à la Redoute. J’ai eu la 1ère visite de Missparker, cool, Fée chocolat m’a inspiré une note à venir, Kosha se sent bien chez moi et a élu domicile, ça me fait du bien de servir en quelque sorte de « couveuse », c’est une envie que j’ai, d’être (moi) un lieu-être d’accueil, et puis il y a eu aussi un sujet évoqué par Domie, qui m’a un peu Ooops glurp argh, car sujet brûlant chantier en cours, et Lina que j’ai juste compris qu’elle était contente que je sois reviendue dans mon fauteuil de péché PC (ils me le payeront le dentifrice et les draps, les jeunes, en échange Lina, et c’est vrai qu’ils exagèrent… !), et Muriel qui est grillée à son taff (Mouarff), et puis Sar@h qui insiste, soutenue insidieusement par Agla et regrette que je n’aie pas acheté de Macintosh… ce qui suscitera une note dédiée, faudra bien un jour que j’arrive à m’arracher le récit de ce que j’ai vécu dans le lieu d'où je vous écris, présentement aspirée par l‘écran p.l.u.s. q.u.e. d.e  r.a.i.s.o.n., des événements si traumatisants que je n’ai JAMAIS écrit dessus, et au cours desquels mon Macintosh a été pilonné au sol sous mes yeux, par mon futur-ex mari... Jaloux du net [pur délire paranoïaque]. Passons.

Les sensations immédiates, à part la solitude, les peurs et les angoisses, les « agréables » je trouvais jusque là que j‘en avais très peu. Si ça continue je ne vais plus pouvoir me plaindre (mais je le ferai si j‘ai enviiiiiie !!!!!), car d’ici je peux : passer chez certains d’entre vous, pouffer devant les pitreries d’Agla (mais pas « QUE ») avoir une bouffée (nan pas ménopause !) de chaude reconnaissance et de plaisir à vous voir intervenir ici, et syncoper sur les commentaires de Spleen, que j‘imprime, et certains mails… Etre touchée par des attentions, ou des douleurs évoquées à demi mots ou entre les lignes, la pudeur des autres, la confiance que l’on me fait, et tous ces cadeaux de votre humanité.

Misère de malabar en superglue pourave©Agla, je viens de dire que c’est plus comme avant ! en une seule phrase - de 10 lignes certes - mais quand même ! [je veux bien changer, mais pas tout et pas tout en même temps, hein !]

Merci pour le sondage, Free caracole modestement en tête avec 44%. Hum. Si d’autres voulaint voter avant que je fasse le plongeon ?

[1]  j'ai ALLUME MON PC SEULEMENT vers 11h30, j'ai avancé sur mon dossier CMU, j'ai MEDITE, j'ai écouté de la musique, tout ça AVANT, ce matin, je me suis autorisée à pleurer mes chagrins à moi. Et je me suis aimée de savoir laisser venir ces larmes... sans me shooter pour éviter, avec le net, au lieu de vivre ma tristesse. Et j'ai eu une pensée douce pour quelque un.
[2] Ma résurrection n’est pas qu’informatique, vous aviez noté ? C’est une période agréable à vivre et je savoure avant les prochains quarantièmes rugissants.
[3] Je résume (si si) : je vais bien depuis presque une semaine (!), mieux centrée avec moi-même, je m'entends un peu. J’ai mes peurs qui cohabitent, on se fait une tite place en dedans elles et moi, et puis je suis émerveillée de Vous. Et j’essaye de m’occuper un peu plus de moi, et je suis un peu moins sous perfusion de net, [en fait SI], mais j’essaye. Valà !

Nota : Faites vite pour lire, deux autres notes au chô ! :-p

lundi, 21 août 2006

Intermède : le trou normand

Allez, un intermède avant le TRONÇON suivant (l'épisode) de la note Kilo-tonne, pour digérer, prose qui donne le tournis à Introspectres, retour de son ressenti qui m'intéresse vraiment (mon survoltage, la quantité de mots affolés), car si j'en croyais les tendres propos de mon futur ex-mari, je suis née sous le signe de la Tortue ascendant limace (mon mari n'hésitait jamais à m'insulter sous des pseudo plaisanteries à la con), et si par ailleurs j'en juge à mon quotidien : prostrée globalement...

Bref, VOUS dire ceci :

Communiqué :

Ce matin j'ai ressenti profondément une grande bouffée de chaleur (non, non, PAS ménopause !) et de reconnaissance envers les Bloggueurs et Gueuses qui m'apportent énormément... incroyablement, supéfactionnemant, j'hallucine, je vais de bonnes surprises en bouffées (non non, rhoo !!) de JOIE et enfin bref, ces retours généreux qui m'aident à m'approprier une autre image de moi : celle que voient les autres, et parfois à comprendre mieux ce que j'ai écrit moi-même ! (pas mal non ?) ... Et ce que cela évoque chez eux. J'adore ! Trop bon, et pas du tout ironique ce que je dis là !
De la convivialité, des échanges riches, de la douceur...
Je me suis sentie BIEN, je me suis sentie rassurée, j'ai senti du bon et du chaud.

(dire "Merci" me semble banal, alors je dis pas, et puis c'est pas que ça : ça m'aide à sortir de ce que je trouve être extraordinairement égocentrique et narcissique, on me dira je suis là pour ça, oui, mais...)
Fin du communiqué...

 

Retournons à l'épisode 2 : "les Autres" '(héhé, ça va finir par "dater" si je me grouille pas de l'éditer ce saucisson, au rythme ou ça avance...)

dimanche, 13 août 2006

Encore quelques lampions

medium_Tortue_orchestre.JPG

Allez, en ce dimanche matin grisouillou d'août, j'aurais voulu vous mettre encore quelque chose qui me fait chavirer (autrement) mais c'était trop lourd (+ de 5 Mégas) et refusé par le ggr de Haut&fort. Pendant que je recherche cette chanson dans une version moins lourde, je vous mets celle-ci qui raconte une lampée de mon expérience de vie... avec les mots d'une autre... Mais elle, elle le dit en musique et de sa gorge si émouvante... ("J'me suis tellement manquée"...)
podcast

Les miens (mes mots à moi) à ce sujet sont quelque part par ici. Ça dit qu'on peut se trahir - pour survivre - longtemps et même violemment.

 


A part ça j'écoute de la musique ce matin (ce qui est assez rare, j'ai même réussi à lire quelques pages d'un bouquin !). Et puis je dois vous avouer qu'à la suite d'une petite erreur de ma part ma note "100è" n'était que la 98e donc je me rattrape en musique, le festival continue, on joue les prolongations... sous la pluie, reste plus que les poubelles et les canettes vides, quelques clodos, un ou deux traînards, je joue peut être que pour Théo finalement (qui s'en fout, il préférerait aller renifler dans la rue quelques odeurs de femelles) mais c'est déjà beaucoup ;o)

medium_agalvoor.2.jpgPS : Ah et pis nan j'oubliais les grenouilles aussi qui continuent de croasser de plus belle amoureusement dans les flaques au fond du jardin... On n'est jamais totalement seul-e-s.

mardi, 08 août 2006

Porte flambeau

medium_porte_flambeau.2.jpg

Je suis arrivée à une étape où je me juge encore intérieurement, où je me morigène, où je m'accuse pour mon mal être (un comble !), où je me reproche de ne pas "réussir" selon certains critères (...) ma vie, quand je me déteste ou j'me supporte à peine, et que je sabote ma vie à l'envi, malgré tous mes efforts de narcissisation, et que j'ai l'impression de ramer lamentablement, tout en me battant, mais depuis tout ce temps (doutes récurrents, comme si c'était ma faute : que m'est-il arrivé pour que ma vie soit dès le départ un tel champ de bataille ?), alors même que je ne VOIS pas toutes mes victoires objectives et bien visibles... En fait j'ai appris que je n'avais eu, au moment où j'ai grandi, aucune raison aucune chance d'être aimée pour celle que je suis, telle que je suis, avec le droit d'avoir des espoirs et des aspirations personnelles, des émotions qui seraient respectées quelles qu'elles soient, et une vie "pour moi", "à moi", où je ne DEVRAI rien à PERSONNE, que j'ai tous les DROITS pour moi... Je ne me fais pas confiance donc, ou disons : j'ai du mal à me donner ces droits là, à prendre ma place au Monde... A être moi quoi qu'il arrive envers et contre tout... et à admettre que si moi je ne m'aime-m'accepte pas parce que l'on ne m'a pas aimée-acceptée... j'ai mon deuil à faire de l'amour parental, je n'ai plus à attendre cela que de MOI, et j'y travaille oh oui, et ça rend ses fruits, les premiers touts petits...

Et pourtant...

Et pourtant, il est survenu qu'il y a UNE personne au monde qui est arrivée dans ma vie, que j'ai crue, qui m'a redit que j'avais DROIT à tout et même MIEUX et même PLUS, tout ça, je la crois par petites doses, une personne qui recherche ma compagnie (pas que la mienne et quand elle peut, mais elle en a besoin), qui me dit "aimable", et que j'en suis venue à aimer aussi. Et aimer ça donne de l'amour à soi aussi. Une Amie. Une seule personne au monde que je ne crois pas qu'elle me ment, que je ne crois pas au fond du fond de moi qu'elle dit ça pour me faire plaisir comme une infirmière à une convalescente ou par compassion par exemple (la méfiance était à juste titre si profondément encrée), une seule personne au monde que je crois quand elle me dit qu'elle a confiance en moi, et que mon combat je dois le continuer depuis le temps c'est ballot de l'arrêter en cours de route, et regarde le chemin que tu as parcouru, et tu vas arriver dans ta lumière et ta puissance, et que je vais exceller dans l'exercice de la profession difficile pour laquelle nous avons choisi de nous former, et et que je suis importante pour elle (!) et que... elle me respecte comme un être à part entière, une autre adulte dans sa vie d'adulte. Et là je me sens grande.

Et je la crois.


... et puis elle me dit aussi que
il y a un temps pour les labourages,
un temps pour les semailles,
un temps pour arroser, 
un temps pour germer,
et un temps pour les moissons...
Et que je ne peux inverser, bousculer ni dépasser le temps nécessaire aux étapes de la nature...


Elle est mon porte flambeau d'espoir.

Depuis qu'elle existe dans ma vie, je commence à croire timidement, mais à croire quand même, certaines autres personnes. Pas n'importe lesquelles, normal ce sont des fées aussi... des Vraies.

vendredi, 04 août 2006

Une goutte d'eau

medium_Goutte_Tarrinos.jpg

Je ne suis qu'une goutte, une goutte d'eau
Qui avait le moral à zéro

J'ai quitté la route qu'on m'avait creusée
J'avais trop envie d'être écoutée

C'est l'histoire d'une goutte
Incitant d'autres gouttes
Doucement goutte à goutte à déborder

Quand la goutte est pleine
C'est la goutte en trop
Qui entraîne les autres gouttes d'eau

Je ne suis qu'une goutte
Une goutte folle
Dégoûtée, noyée dans un ras-le-bol

J'ai pleuré ma vie, inondé la plaine
J'ai défait mon lit, y'en a que ça gêne

C'est l'histoire d'une goutte
Incitant d'autres gouttes
Doucement coûte que coûte à déborder

Une goutte c'est de l'eau
De l'eau en prison
J'ai pas envie d'être une goutte mouton

Je ne suis qu'une goutte, une goutte d'eau
Qui avait le moral à zéro

J'ai quitté la route qu'on m'avait creusée
J'avais trop envie d'être écoutée...


 

medium_Goutte_Aymeric.2.jpgChanté par Nicole Rieux, une voix cristalline sublîme de pureté.
J
e n'ai pas réussi à insérer le fichier son ici.
Merci à Jessica pour la gravure et l'envoi de ce CD !

vendredi, 28 juillet 2006

Résistances et angoisses

... exprimées par Fée fille-de-sorcière un soir de douleur fertile.
medium_Resistances_angoisses.4.jpg

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