samedi, 30 décembre 2006

De l’égotisme éclairé

… Ou le don du temps.

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Une amie m’a donné un texte magnifique, Apprendre à mourir, d’un moine Bénédictin, le père David Steindl-Past qui dit que : « Il ne s’agit pas de prendre mais de donner du temps. Le loisir est la vertu de ceux qui donnent du temps à tout ce qui en prend – et autant de temps que cela prend.»

Je suis en train de donner du temps à ma vie. De me donner le temps de mettre un regard de bonheur sur ma vie.

Le philosophe Alain a écrit dans Propos sur le bonheur :
« Ce que l’on peut faire de plus pour ceux que l’on aime, c’est encore d’être soi-même heureux. Ainsi l‘on offre en cadeau à nos proches la présence de quelqu’un d’épanoui, au lieu de les écraser sous notre dévouement et notre sacrifice. Notre soleil les réchauffe. Il ne s’agit donc plus seulement d’un "droit au bonheur" mais bien d’un "devoir au bonheur"… »

Ok. Du bonheur ? Facile à dire…

medium_en_plongee.jpgJ’avoue traverser une période d’égotisme effréné, et ne pas éclairer grand-chose dans mon entourage. A part mon bocal vital qui prend enfin un peu réalité. Mon urgence actuelle c’est :
« Je me donne à moi-même ce que je ne me suis jamais donné, je laisse de la place à ce qui n’en a jamais eu, j'investis ma bulle, et ça prend du temps ».


Pas de place donc - ou presque pas - pour autrui à ce stade de ma croissance... Et accepter cet état de choses transitoire, quelle que puisse en être la durée. Sans culpabiliser…

Facile à dire donc, car fidèle depuis que j’ai arrêté de boire à l’adage biblique « aide-toi, le ciel t’aidera », j’apprends à prendre soin de moi. Et le ciel s’entrouvre…

Facile à dire d’autant que…

Ya un signe infaillible : depuis peu, à chaque fois que j’ébauche intérieurement le projet, ou que l’on me formule la demande de ne faire qu’envisager d’être gentille ou de rendre service, j’ai une véritable angoisse – forte - qui monte de très loin. Et chaque fois que je suis désagréable avec des proches (selon mes critères auto-jugeants), en posant mes limites style hérissonne, medium_herisson-passion.jpg
(ce que je soupçonne être une forme non aboutie de mes vrais besoins, d’où la maladresse flagrante) dès donc que je m’impose ou que je pose mes limites, celles de mon territoire encore à vif d’aujourd’hui en tout cas, je me sens vraiment très sereine quoique légèrement asociale-de-mauvais-poil (étrange coktail, j’en conviens, mais qui me fait jubiler marrer intérieurement tant c’est anachronique quand on m’a connue !). Bon. Donc case phobique socio-tous-azimuts. J’assume.

Le père bénédictin dit aussi ceci auquel je crois d’expérience vécue : « Chaque fois que nous nous donnons à la chose qui se présente au lieu de l’empoigner et de la garder, nous avançons avec elle. », et « nous donner à tout ce que nous vivons, c’est l’attitude qui infuse un sens à notre vie. »

Moi, j’ai besoin de me laisser de la place pour donner un sens à ma vie, et de cultiver le petit jardin que j’ai découvert et qui me nourrit depuis peu… car depuis peu mon existence prend quelque consistence...

Donc, s’il est vrai que « nous souffrons de la distance entre ce que nous sommes et ce que l’on nous a dit d’être », j’ai du temps à consacrer pour réduire cette distance, afin de moins souffrir, de dépenser moins d’énergie à résister à l’inéluctable réalité de mon être, et d’être en accord corps et âme (émotions, mental, corps) avec celle que je suis vraiment, ma quintessence, plus de puissance, de lumière et d’énergie que j’irai tourner vers l’Univers.

Si comme je le crois profondément, je ne puis donner à autrui que ce que je me suis déjà donné à moi-même : comment donner par exemple des « Free hugs » - de l’amour gratuit en somme - lorsqu’on ne s’est pas déjà donné de l’amour à soi-même ?

Et pourtant… en en donnant on en reçoit ! Alors ?
Et pourtant… je crois avoir à donner, oui… Alors ?

medium_tortue_et_hyppopotame.2.jpgAlors rien n’est figé, rien ni personne n’interdit de s’enhardir en terrain inconnu, de braver les peurs et de s’aventurer là où l'on croyait ne pas pouvoir se risquer…

 

Et puis aussi, la Nature nous dicte : une saison pour chaque chose. Un temps pour labourer, un temps pour ensemencer, un temps pour arroser, pour laisser croître, pour fertiliser, puis pour récolter… Et le cycle recommence, sur les grands courants profonds de la vie comme sur les choses plus en surface, sur toutes les échelles du temps, à tous les stades de la vie, et pour toutes choses.

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Une amie me disait : « Peux-tu cueillir une fleur si tu ne l’as pas laissée pousser ? ».

Commentaires

Franchement j’ai du mal à cueillir une fleur que j’ai vu naître et pousser, simplement parce que c’est là où elle est, qu’elle est la plus belle…j’ai des doutes en lisant ta note(les miens), et une certitude : celle d’être soi avant tout…

Un peu de souffle…

Keep…and…

Smile…

Vé.

Ecrit par : LTDS | dimanche, 31 décembre 2006

Tu sais, Vé. en l'écrivant, j'y ai pensé, à cette malheureuse fleur coupée (surtout un coquelicot, mais c'est un pensée envers une amie)... mais cette phrase m'a tant frappée à l'époque, elle a été un véritable déclic pour accepter de donner du temps au temps, pour gérer mon impatience et pour moins souffrir de n'éclore qu'à mon age avancé...

Souhaitons nous d'être :
*^*~**^*~**^*~*
NOUS AVANT TOUT
*^*~**^*~**^*~*
... en cette nouvelle succession de 365 jours "un jour à la fois" comme disent les AA.

Bonne soirée ma douce amie virtuelle :o))

Ecrit par : Fée | dimanche, 31 décembre 2006

Un jour à la fois et tous les jours avec moi

Fée une très belle soirée...........

Je t’embrasse

Vé.

Ecrit par : LTDS | dimanche, 31 décembre 2006

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